Le PAM (polyacrylamide) qui « ne fonctionne plus soudainement » est le plus souvent dû à 1) le polymère n'est pas complètement hydraté, 2) la dose est erronée d'un ordre de grandeur, ou 3) la solution est détruite par cisaillement ou par une chimie de l'eau incompatible. Utilisez les 10 points de contrôle ci-dessous pour isoler rapidement le mode de défaillance et le corriger avec des cibles mesurables.
▶ Ce à quoi le « fonctionnement » devrait ressembler (pour que vous puissiez vérifier la correction)
Avant de dépanner, définissez un résultat observable. La performance du PAM dépend de l'application, mais vous devriez pouvoir confirmer au moins l'un des éléments suivants en quelques minutes à quelques heures :
· Pour la floculation/clarification : des flocs visibles se forment et se déposent ; le surnageant s'éclaircit de manière notable.
· Pour le déshydratation : drainage plus rapide à travers la ceinture/le filtre ; gâteau plus sec à un taux d'alimentation similaire.
· Pour le contrôle de l'érosion/sol : le ruissellement transporte moins de fines ; l'eau semble moins trouble après le premier passage.
· Pour la réduction de traînée (pipeline) : pression différentielle plus basse à même débit, ou débit plus élevé à même vitesse de pompe.
Si aucun de ces changements n'est mesurable après correction de l'hydratation, de la dose et de l'exposition au cisaillement, le grade de PAM (type de charge/poids moléculaire) est probablement mal assorti à vos solides et à la chimie de l'eau.
Point de contrôle 1 : Confirmez que vous utilisez le bon type de PAM (charge et poids moléculaire)
« PAM » n'est pas un produit unique. Les PAM ont de nombreux types, variant selon le type ionique, le degré ionique et le poids moléculaire. Un PAM anionique de haut poids moléculaire qui excelle dans la stabilisation des sols peut échouer dans les boues huileuses ; un PAM cationique qui déshydrate les biosolides peut surcharger les suspensions minérales et les restabiliser.
Règles de sélection rapide (pratiques, pas parfaites)
· Anionique : courant pour les solides inorganiques/minéraux (argiles, limons), nombreuses utilisations pour le sol et le contrôle de l'érosion.
· Cationique : courant pour les boues biologiques et organiques (biosolides d'eaux usées).
· Non ionique : cas de niche où les interactions de charge sont problématiques ; souvent utilisé comme polymère pontant avec des coagulants.
Si votre processus a changé (nouvelle source d'alimentation, teneur saisonnière en argile, coagulant différent, salinité plus élevée), le « même PAM » peut ne plus être adapté.
Point de contrôle 2 : Les erreurs de dosage sont généralement de 10× — calculez correctement le polymère actif
De nombreux cas de « le PAM ne fonctionne pas » remontent à la confusion entre ppm de produit et ppm de polymère actif, ou au dosage sur le débit d'eau au lieu des solides secs. Commencez par un bilan matière et une fenêtre de test de floculation.
Exemple concret (pour attraper une erreur de 10×)
Si vous ciblez 5 mg/L de polymère actif dans un lot de 1 000 L, vous avez besoin de 5 000 mg = 5 g actifs. Si votre émulsion est active à 30 %, le produit requis est de 5 g ÷ 0,30 = 16,7 g. Si votre solution est active à 0,2 % (2 000 mg/L), le volume nécessaire est de 5 000 mg ÷ 2 000 mg/L = 2,5 L.
· Un surdosage provoque couramment une eau « laiteuse », des flocs fragiles ou des fines ré-suspendues.
· Un sous-dosage ne produit aucun changement visible même si la chimie est correcte.
À suivre......